Les services collaboratifs reposent sur le matching en temps réel de demandes de services dans la vie réelle (transport, bricolage, assistance…) avec des talents capable de les réaliser.

Si le digital permets créer la correspondance entre l’offre et la demande (Type de service, localisation, rendez vous, paiement), l’exécution du service est faite IRL (In Real Life).

Un des concepts intéressants est cette forme alternative et nouvelle de fournir un service. Traditionellement, une société de service recrute des talents et vends leur temps à des clients. C’est une relation « bijective » fondée sur le planning et l’optimisation du temps inter mission. L’exercice délicat est de dimensionner le pool de talents fixes face à une demande par définition variable (concurrence, saisonnalité, marketing…).

Ceci est à peu prêt le même mode de fonctionnement que celui du traditionnel « client /serveur » de l’informatique. Il y a encore peu de temps, les serveurs établissaient une « ligne bijective » avec les terminaux, l’exercice délicat étant de dimensionner combien de terminaux pouvaient se connecter en même temps. Un nombre de connexions fixes face à une demande variable. Ce n’étaient pas des architectures en réseau, mais des architectures centralisées, avec un émetteur et des récepteurs.

Puis est arrivé l’Internet et son protocole TCP/IP. L’age des réseaux. Et cela a tout changé. Lorsqu’un terminal (browser) demande une information à un serveur, celui ci la lui fourni de façon discontinue, en petit paquet. Chaque paquet suit son chemin dans le réseau, en passant par plusieurs routeurs, et une fois qu’ils se retrouvent tous sur le bon browser, il se réaggrègent et restituent l’information demandée. Si un des chemins d’un des paquets est trop lent, il prends un autre chemin alternatif. Cette démarche a libéré les énergies des services digitaux, permettant à chacun de construire des services utiles sans se préoccuper de combien de terminaux il fallait servir. Le réseau fait la distribution et le matching en masse.

La véritable révolution des services à la demande procède de la même philosophie, de la même rupture. L’offre et la demande de services sont équilibrées par les plateformes en temps réel et le service demandé (dans la vraie vie) arrive de façon rapide, variable. Ceci procure une variabilité totale, permettant de créer d’innombrables nouveaux services dont la seule limite est l’imagination. Tout comme à l’époque de l’informatique traditionnelle on n’aurait pu faire Facebook, Google ou Amazon, les nouveaux services de demain doivent encore être inventés.

Ce qui est certain c’est que ce sera massif, tout comme la première vague de services digitaux l’a été. La demande existe, l’écosystème existe, les plateformes de seconde génération sont déjà là. Il ne manque plus que l’imagination des entreprises, leur volonté de créer de nouveaux services pour soit améliorer leur expérience client, soit trouver de nouvelles sources de revenus.

La digitalisation du monde réel est en marche. Pas parce que les gens regardent en permanence leur mobile, mais parce que les règles fondamentales de l’Internet sont en train de libérer l’énergie et la créativité du travail et des services.

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